Quarante centimètres

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Sans-abri allongé sur un banc de Nishinari-ku à Osaka, au Japon, avec un graffiti de la Statue de la Liberté - Christophe MOEC

Photographie d’un sans-abri allongé sur un banc de Kamagasaki (ou Airin-chiku selon l’appellation officielle), un des quartiers les plus difficiles du Japon où vivent des laissés-pour-compte dans l’arrondissement de Nishinari-ku à Osaka. L’homme dort sur ce banc en acier dans un sac de couchage toutes les nuits depuis plusieurs années. C’est atroce d’essayer de trouver le sommeil sur un support rigide large de 40 centimètres exposé aux intempéries. En arrière-plan, on peut voir un graffiti sur une façade représentant la Statue de la Liberté. Ce symbole d’espoir d’un monde meilleur prend une résonance particulière dans ce ghetto, car « où il y a nécessité, il n’y a pas liberté », comme l’écrit saint Bernard (La Grâce et le libre arbitre). Et dans le même temps l’Exposition Universelle 2025 se déroule à quelques kilomètres sur l’île de Yumeshima (« l’île de rêve »), événement qui rassemble les acteurs de la communauté internationale sous le thème « Concevoir la société du futur, imaginer notre vie de demain ».

Photo issue d’une série dans le quartier de nécessiteux Kamagasaki à Osaka, la troisième ville du Japon.
Voir le reportage : Kamagasaki : « On veut vivre ! » en argentique noir et blanc.
Cette série a reçu le Prix de la Photographie de Paris 2025 (PX3) dans la catégorie « Photojournalisme Argentique – Professionnel ».